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L'Adoration des Mages - Le Plus grand musée de France

L’Adoration des Mages

Laetitia Trézos - Le Plus grand musée de FranceSouscription close 

 

Jean Restout, peintre des églises et des rois. 
 

Dans la sacristie de l’église Saint-Romain de Sèvres, une des premières toiles du peintre Jean Restout, mais aussi une des dernières œuvres conservées de sa jeunesse, est en péril, altérée par les outrages du temps. Depuis des dizaines d’années, on déplore la médiocrité de l’état du tableau L’Adoration des Mages. Il est enfin temps de permettre à ce chef-d’œuvre d’être restauré à sa hauteur. Peintre religieux majeur du XVIIIe siècle dont le Louvre a donné le nom à une des salles de peintures au 2ème étage de l’aile Sully Restout entre à l’Académie Royale de Peinture en 1717 et en devient directeur en 1760. Ses principaux commanditaires sont alors le clergé de Paris et de Province et la monarchie. D’après une inscription sur une dalle dans l’église, l’Adoration des Mages aurait été offerte par Marie Lesczinska, épouse du roi de France Louis XV, à l’église Saint-Romain, alors paroisse royale. 

 
L'Adoration des Mages - Le Plus grand musée de France

Une œuvre de jeunesse exceptionnelle. 
 

Signée et datée de 1718, c’est l’une des toutes premières œuvres que Restout réalisa après la mort de son oncle et maître Jean Jouvenet en 1717. C’est d’ailleurs la plus ancienne conservée à ce jour. Cette œuvre aurait été dans l’atelier du peintre jusque dans les années 1750, en effet un dessin, daté du milieu du siècle, présente la même composition. Des dizaines de répliques de cette œuvre sont visibles dans toute la France, ce qui révèle donc sa renommée. Certaines sont réalisées par le peintre lui-même, avec des variantes, par son entourage et d’autres par des anonymes. Alors que l’œuvre originale est en danger, des copies ont été récemment restaurées. 
 

Un tableau en danger. 
 

Datant de près de trois cent ans le tableau n’a jamais connu une restauration digne de sa qualité : celle d’un chef-d’œuvre. La toile présente de nombreux soulèvements. De la moisissure attaque la toile et la couche picturale, déjà très encrassée ; le vernis est oxydé et très jauni, rendant l’arrière-plan illisible. Une restauration complète du support toile et de la couche picturale permettrait à l’œuvre de retrouver l’éclat de ses coloris et toute sa dignité.
 

Bibliographie 
 

Christine Gouzi, Jean Restout, 1692-1768 : peintre d’histoire à Paris, 2000, p.138-139, 198-199, 214, 369 Pierre Rosenberg et Antoine Schnapper, Jean Restout, 1970, p.185