menu

fermer

Le plus grand musée de france

Rosny-sur-Seine - Corot-fuite-en-Egypte-1840

La Fuite en Egypte de Corot

Oeuvre en restauration

 

 

 

La Fuite en Egypte fait partie d’un ensemble offert par le peintre Camille Corot à l’ancienne église paroissiale avec les quatorze stations d’un chemin de croix. Œuvre tout à fait exceptionnelle qui montre une fois de plus le talent de ce précurseur de l’impressionnisme, elle mérite d’être protégée car les craquelures et la toile complètement détendue menacent sa beauté et empêchent sa présentation au public.

 

 

 

A la croisée des chemins entre néoclassicisme et impressionnisme

Cette scène biblique a été peinte en 1839 et présentée au salon de 1840. A partir de cette époque, Corot attire l’attention de ses contemporains. Ce paysagiste, réputé pour ses vues magistrales d’Italie, échappe pourtant aux écoles. Des  »modernes » il tient son traitement réaliste des arbres et des rochers, alors qu’il s’attache obstinément aux thèmes  néoclassiques. C’est en travaillant en plein air, notamment dans la forêt de Fontainebleau et à Barbison, que Corot va approfondir ses recherches sur la lumière et sa prédilection pour le paysage saisi sur le vif qui anticipent l’impressionnisme. Claude Monet dira en 1897  »Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien ». Ses nombreuses études de paysages sont destinées à être réemployées dans des compositions plus ambitieuses, à caractère historique, religieux ou mythologique. Nous y voilà ! La Fuite en Egypte est une de ses œuvres totalement inédites qui font la renommée de l’artiste.

Rosny-sur-Seine - Corot-fuite-en-Egypte-1840

Une œuvre convoitée

 

 

A la suite de la loi de 1905, il est initialement prévu que la toile soit donnée à l’Etat. Mais la commune de Rosny-sur-Seine proteste en 1913, se rendant compte du bijou qu’elle allait abandonner, et tente de le récupérer. C’est finalement elle qui aura le privilège de se voir attribuer la Fuite en Egypte en 1919, après décision du Conseil d’Etat.

Cette œuvre, manifeste du plus beau travail de Corot, a beaucoup voyagé lors d’expositions. D’abord présentée à Londres en 1965, elle enrichit l’exposition Corot à l’Orangerie en 1975, elle est ensuite demandée à Mantes, à Nantes, au Grand Palais, à Piacensa. Montrée à Tokyo en 1989, elle en revient détériorée.

 

 

 

Remettre la toile sur le devant de la scène

Une intervention mineure a été effectuée en 2001. Maintenant, il s’agit de pouvoir présenter à nouveau l’œuvre au public. D’abord, la toile est très détendue, un encrassement général léger altère les couleurs, des craquelures apparaissent avec des filaments sûrement dus à l’altération du vernis d’une restauration antérieure. De plus, rien n’est aujourd’hui prévu pour recevoir la peinture. Il faut protéger ce trésor bien souvent demandé pour illustrer des expositions afin qu’il puisse être de nouveau visible pour le plaisir du grand public.