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La Mise au Tombeau, atelier Germain Pilon - Le Plus grand musée de France

La Mise au Tombeau, atelier Germain Pilon

Ophélie Rodier - Le Plus grand musée de FranceSouscription close 

 

«Un genre de monument exceptionnel dans le pays» écrivit Denis Roche, écrivain et amateur d’art, en 1908 dans la «Gazette des Beaux-Arts» pour qualifier cette Mise au Tombeau en terre cuite polychrome issue de l’atelier de Germain Pilon.

 

Une mise en sécurité semble aujourd’hui nécessaire pour cette œuvre digne des collections muséales. 

 

Une oeuvre de la Renaissance en Angoumois. Ce groupe sculpté fut commandé par Anne de Polignac à la mort de son mari, François II de La Rochefoucauld en 1533. L’oeuvre, empreinte d’italianisme, est issue d’un atelier français maîtrisant parfaitement l’art de la terre cuite. Les modelés sont d’une telle virtuosité que les sculptures semblent vivantes. Les visages sont intenses et expressifs, les étoffes sont tantôt plaquées sur le corps, tantôt gonflées, créant des arêtes qui animent et rythment la surface des vêtements. Les costumes comme l’anatomie, très détaillés, soulignent la beauté et la tension de la scène durant laquelle le Christ, étendu sur un linceul porté par Joseph d’Arimathie et Nicodème, est mis au tombeau. La figure de la Vierge est comparable, de par la position des mains et l’allongement des doigts, à la Vierge de douleur de Germain Pilon conservée au Louvre. 
 

La Mise au Tombeau, atelier Germain Pilon - Le Plus grand musée de France

Un « Saint-Sépulcre démembré ». 
 

Demeuré jusqu’en 1845 dans la chapelle du château, ce groupe fut donné par Mr de la Villéon, propriétaire temporaire du château, à l’église paroissiale. Au cours du transfert, le corps du Christ fut brisé et des statues fendues. En 1847, d’après une note de l’abbé Michon, le groupe était dispersé «ça et là dans l’église paroissiale». Ce qui lui valut l’expression de «Saint-Sépulcre démembré» employée par Denis Roche. Il fallut attendre le milieu du XIXe siècle pour que la Mise au Tombeau soit restaurée et restituée en son état primitif. 

 
 

Une mise en sécurité urgente. 

 

La question de sa protection a déjà fait l’objet d’une étude en 1989 par l’Inspecteur Principal des Monuments Historiques. Afin de ne pas occulter la vision du groupe sculpté, une balustrade en bois de chêne de faible hauteur fut installée, mais elle est aujourd’hui insuffisante pour assurer la sécurité de ce chef d’œuvre dans une église très fréquentée et sans surveillance. 

 

Bibliographie 
 
Leme, article paru en 1953, original prêté par Mr Louineau