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Le plus grand musée de france

L'Annonciation - Le Plus grand musée de France

L’Annonciation

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Céline Maire - Le Plus grand musée de FranceZoe Monti - Le Plus grand musée de France

 

La Tribune de l’Art publiait en 2006 un article de Sylvain Kerspern faisant état, tout à la fin d’une chronique sur la récente exposition consacrée à Jacques Stella (1596-1657), d’une Annonciation, et qui émettait l’hypothèse – la nécessité ! – d’une restauration, pour permettre enfin une attribution depuis presque toujours polémique. Quelques 7 ans plus tard, parce que l’on nous avait glissées dans les mains l’article, nous découvrions Meaux et l’oeuvre en question.Une copie selon Pierre Janvier. Installé dans la cathédrale de Meaux en 1661 par l’évêque Dominique de Ligny, le tableau est quasiment dès lors assimilé à une copie du grand maître. Le commentaire du curé Pierre Janvier dans son manuscrit ,Fastes et annales de l’Eglise de Meaux, en fait du moins état, et fera légion. Une copie que l’on attribue rapidement à sa nièce, Claudine Bouzonnet-Stella, qui travailla dans l’atelier de l’oncle, comme d’autres membres de la famille, et s’inspira souvent de ses inventions. 

 

L'Annonciation de Stella - Le Plus grand musée de France

Une technique de maître. 
 
Si la paternité de la composition revient sans conteste à Jacques Stella (puisqu’on la retrouve dans un des 22 dessins formant une suite sur la Vie de la Vierge), l’auteur de sa réalisation fait débat. On semble tout de même deviner (ou l’on voudrait peut-être trop le voir ?) dans l’attitude noble de la Vierge accueillant l’annonce de l’Incarnation avec humilité, drapée majestueusement dans un manteau bleu, ou dans la délicatesse de la main de l’archange Gabriel, un drapé, un modelé, une finesse que l’on attribuerait sans hésiter à Jacques Stella, si la couche picturale n’était pas tant encrassée. 
 

Restaurer pour attribuer.  
 

Sans doute toutefois la main de Claudine n’est pas à écarter complètement, et la possibilité d’une collaboration, ou de retouches finales de la main de la nièce est envisageable. Ainsi nettoyer l’œuvre, retendre la toile sur un châssis neuf, remédier surtout à l’écaillement de la peinture, lent certes, mais sûr, permettra certainement de résoudre cette énigme posée depuis plus de trois siècles à l’histoire de l’art et d’enrichir peut-être le corpus déjà grand d’un peintre de renom. 
 
La Tribune de l’Art a consacré un Focus sur Jacques Stella: L’exposition Jacques Stella à Lyon : enjeux et commentaires