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Les Mystères du Rosaire - Le Plus grand musée de France

Les Mystères du Rosaire

Léa Dodane- Le Plus grand musée de FranceBouton oeuvre restaurée
 

 

L’église paroissiale Saint-Léger des Terres-de-Chaux conserve dans sa chapelle latérale sud Les Mystères du Rosaire, toile insérée dans l’autel-retable du rosaire – plus ancien retable de la « Contre-Réforme » conservé en Franche-Comté (selon les connaissances actuelles de la documentation). Depuis la mise en place d’un système de chauffage particulier dans l’église, la couche picturale a subi des altérations liées aux écarts de température élevés et rapides, qui menacent la lisibilité de l’œuvre. 

 

Un cas unique en Franche-Comté. 
 

Original par sa composition et son iconographie, le tableau réunit de manière classique une Vierge à l’Enfant à Saint Dominique, mais surtout, Jean Courtois y a associé sainte Catherine de Sienne en stigmatisée, sainte Agate, un saint évêque et les saints martyrs de la Franche Comté – Ferréol et Ferjeux. L’œuvre se distingue ainsi de la production postérieure de tableaux représentant les « dons du rosaire ». Par ailleurs, des éléments plus énigmatiques situés au second plan pourraient faire l’objet d’une étude plus approfondie enrichissant ainsi la symbolique de cette œuvre singulière. 

 
Les Mystères du Rosaire - Le Plus grand musée de France
De la nécessité de la restauration. 

 

Des efforts de préservation entrepris par la commune ont permis de découvrir et protéger des fresques du XVème siècle décorant les voûtes du chœur de l’église. Le tableau de Jean Courtois présente un intérêt patrimonial évident au même titre que l’autel-retable dans lequel il s’insère, mais tous deux n’ont pu bénéficier de moyens nécessaires à leur bonne préservation. L’intervention d’un restaurateur pourra redonner à l’œuvre toute sa lisibilité et la grandeur qu’elle mérite en travaillant sur le support, le châssis et la couche picturale. 

 

Peintre non négligeable en Franche-Comté et père d’artistes non moins importants. 

 

Jean Courtois voit trois de ses fils devenir artistes. Jacques Courtois, peintre de batailles qui suivit un apprentissage auprès de Guido Reni et de l’Albani. Guillaume Courtois dont Le martyre de Saint-André orne l’église Saint-André du Quirinal construite à Rome par Le Bernin, et Jean-François Courtois. Jean Courtois a pu transmettre à ses fils les premiers éléments de leur art et leur donner des bases théoriques pour le développement d’un style singulier. 

 

Bibliographie 
 

René Duvernoy, article « L’église de Chaux-lès-Chatillon » , Franche-Comté et Monts-Jura, Besançon, fev. 1936, n°199 Gérard De Rieff, « Peintres Courtois, peintres comtois : une fratrie d’artistes engagés dans l’Eglise », Annales fribourgeoises, 2010, sté d’histoire du histoire du canton de Fribourg, 2010

 

 

Terres de Chaux et de Froideveaux - Mystères du Rosaire avant et après restauration - 2017

Le retable et sa toile, avant et après restauration