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Les pélerins d'Emmaüs - Le Plus grand musée de France

Les pélerins d’Emmaüs d’après Titien

Faustine Boulay  - Le Plus grand musée de FranceSouscription close 

 

Une copie particulière. 
 

La mairie de Saulges conserve, depuis plusieurs années déjà, une copie du tableau, Les pélerins d’Emmaüs, une toile qui daterait vraisemblablement de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle. Déplacée, entreposée dans des endroits humide et poussiéreux, la toile à énormément souffert, et continue encore aujourd’hui à se dégrader. Ces Pélerins d’Emmaüs était l’une des toiles les plus intéressantes que l’on trouvait dans l’Église Notre-Dame à Saulges. A l’heure actuelle, on ne sait rien, ni de l’auteur, ni de l’histoire de l’œuvre. On connaît cependant une autre copie des Pèlerins d’Emmaüs datant de la même époque et qui se trouve dans l’évêché de Luçon en Vendée. Restaurée en 2004, ce tableau vendéen est en beaucoup de points similaire au tableau de Saulges. Les traitement du second plan, du paysage, du garçon en arrière-plan sont identiques dans les deux toiles. On pourrait penser qu’elles ont été réalisées par la même main, pourtant les Pélerins d’Emmaüs de Saulges comportent une particularité : les visages des personnages. La manière n’a rien ici de commun avec celle de Titien, ni avec celle du peintre de la copie de Luçon et pose ici la question de l’auteur. La toile de Saulges a-t-elle été réalisée par une ou deux mains ? Nous avons ici une œuvre particulière, intéressante qui mérite d’être étudiée, sauvée et restaurée, pour pouvoir retrouver sa place dans l’église de la ville. 

 

Une restauration urgente. 
 

La toile sommeille aujourd’hui dans le bureau du maire de Saulges, qui l’a ainsi sauvée des dangers de la sacristie où elle était entreposée. L’humidité, la poussière ont vraiment dégradé la toile. La peinture s’écaille, se soulève par endroits. On constate même des zones entières où la peinture est tombée. Des repeints sont visibles et on ne peut que déplorer le jaunissement du vernis qui est tout à fait perceptible. Certes, l’œuvre est maintenant loin de l’humidité et de la poussière dans le bureau du maire, mais les dégradations sont si importantes qu’elles menacent toujours le tableau. L’intervention d’un restaurateur est nécessaire, et aurait pour objectif d’alléger le vernis, d’enlever les repeints et les couches aquarellées, de stabiliser la couche picturale et de combler les lacunes.