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Le plus grand musée de france

Mise au Tombeau, Dirk van Baburen - Le Plus grand musée de France

Mise au Tombeau de Dirk van Baburen

Marion Bonnery - Le Plus grand musée de FranceBouton oeuvre restaurée
La petite église du Petit-Bornand-les-Glières abrite une Mise au tombeau de Dirk Van Baburen. Contemporaine des œuvres de cet artiste caravagesque, elle est menacée par le développement d’un chanci qui en ternit l’éclat et rend certains détails illisibles.

 

Mise au Tombeau, Dirk van Baburen

Un magnifique témoin du caravagisme flamand…
Pendant très longtemps on a pensé que ce tableau était un original du Caravage avant de découvrir sa relation avec Dirk Van Baburen, caravagesque de l’école d’Utrecht. En effet on observe ici un grand sens de la composition, avec un mouvement de spirale très baroque, la maîtrise du clair-obscur et un naturalisme cru. Cette scène biblique met en scène Joseph d’Arimathie au premier plan soutenant le Christ avec l’aide de Nicodème et trois saintes femmes, la Vierge, Marie-Madeleine et Marie de Cléophas.

 

…qui a beaucoup voyagé…
L’arrivée de cette toile en Haute-Savoie est due à un dénommé Gaillard, originaire du village, qui est s’est rendu à Rome et à qui l’on offrit la toile, en remerciement de ses loyaux services. Il en fit don à la chapelle de Termine qui venait d’être inaugurée au Petit-Bornand en 1698. Le tableau a ensuite connu une histoire mouvementée puisqu’il fut découpé de son châssis, caché puis finalement saisi lors la Révolution. Déplacé à Annecy, il y restera 22 ans avant d’être restitué au village en 1816. Il se trouve que la cathédrale d’Annecy possède une autre copie de la même œuvre, arrivée au XVIIIe siècle dans la région et n’ayant aucun lien avec le tableau du Petit-Bornand, ce qui est singulier puisque les autres copies se trouvent toutes dans les Flandres, région natale de Van Baburen.

 

… et qu’il s’agit maintenant de préserver !
Cette œuvre méconnue dans la région mérite toute notre attention pour sa qualité esthétique, son intérêt patrimonial et le danger qu’elle court dû à la moisissure. Le chanci est visible dans la partie inférieure du tableau, formant de longues traces blanchâtres. La main du Christ commence à disparaître, tandis que son visage, plongé dans l’ombre n’est presque plus discernable…

 

Bibliographie
Chanoine Rebord, Cathédrale St François de Sales, Annecy, imprimerie commerciale, 1923, p139 P. Guichonnet, « La déposition de croix de l’église du Petit Bornand », in Revue de Savoie, 2e trimestre 1957, p. 113

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La restauration de cette oeuvre a été rendue possible grâce au mécénat de la Fondation d’Entreprise Michelin.