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Tapisserie des Gobelins - Le Plus grand musée de France

Tapisserie des Gobelins

Lola Barillot - Le Plus grand musée de FranceSouscription close 

 

Alfons Mucha fut lancé par Sarah Bernhard et fut au service de la célèbre actrice pendant six ans. Il réalisa pour elle sept affiches. La première est celle de Gismonda, réalisée en 1894. La composition en lignes courbes et colorées est à l’origine du style Art Nouveau. Notons que les affiches faites pour Sarah Bernhardt sont toutes réalisées de la même manière : l’actrice y est en pied, dans son costume avec le nom du théâtre en bas et le sien en haut. Cette tapisserie est tout à fait inédite car c’est la seule qui ait été tissée à partir de l’affiche. Elle fut offerte ou commandée par l’actrice à un lissier des Gobelins. 
 

Tapisserie des Gobelins - Le Plus grand musée de France

C’est un travail personnel car on ne trouve pas la trace d’une commande dans les registres de la manufacture. Plus large que l’affiche de Mucha, la tapisserie reprend la même disposition des motifs et de la silhouette de Gismonda revêtue de son manteau d’or et tenant une palme. La date et le nom du lissier y sont inscrits.La Maison de retraite des Artistes a constitué depuis sa création en 1905, sous la présidence de Constant Coquelin, une fabuleuse collection d’œuvres se rapportant au monde théâtral avec divers costumes, accessoires, photographies, sculptures et peintures dont cette tapisserie ayant appartenu à Sarah Bernhardt. L’exposition en plein jour de cette dernière en a fait disparaître en partie les couleurs ; elle a été, par ailleurs, fragilisée et est très sale. 

 

Cette tapisserie faisait partie de l’ameublement de Sarah Bernhardt. 
 

Elle fut vendue à la vente publique qui suivit sa mort et à laquelle assistaient de nombreux acteurs. Elle fut acquise pour 1 100 francs par Mary Marquet, amie et élève de Sarah Bernhardt, qui en fit don au musée des artistes. 
 

Une exposition au grand jour… 
 
Pendant de très nombreuses années, la tapisserie a été exposée, ce qui a fait disparaître en partie ces couleurs, par ailleurs très fragilisée et très sale. Les fils sont détachés et l’encadrement est désolidarisé. Les travaux de lavage et de restauration nécessitant un spécialiste sont très importants et représentent un budget que la Mutuelle nationale des artistes n’est pas en mesure d’assurer malgré l’intérêt majeur de cette pièce unique. 

 

Bibliographie 
 

Alfons Mucha, Mes souvenirs de Sarah Bernardt, revue Paris-Prague, 20 avril 1923 Portrait(s) de Sarah Bernhardt, Paris, Bibliothèque nationale de France, 2000